En août 2021, le GIEC publie son 6e rapport d'évaluation. Les conclusions sont sans ambiguïté : le changement climatique est d'origine humaine, ses effets sont déjà observables, et les trajectoires futures dépendent intégralement des décisions prises dans les prochaines décennies.
Ce billet ne prétend pas résumer 3 000 pages de science climatique. Il propose simplement de regarder ce que ces conclusions impliquent concrètement pour un investisseur de long terme.
Le risque physique
Les événements climatiques extrêmes — inondations, sécheresses, canicules — deviennent plus fréquents et plus intenses. Pour l'immobilier physique, cela se traduit par des risques de dépréciation dans les zones exposées, une hausse des primes d'assurance, et des obligations de mise aux normes croissantes.
Le risque de transition
La transition vers une économie bas-carbone implique une obsolescence accélérée de certains actifs. Les véhicules thermiques, les bâtiments mal isolés, les activités extractives — ces secteurs font face à un double risque : réglementaire et de demande. Les capitaux migrent, et cette migration a une logique qui dépasse les cycles électoraux.
Notre position
Nous intégrons ces paramètres dans nos analyses patrimoniales sans idéologie. Un actif exposé au risque climatique est un actif dont le profil de risque/rendement doit être réévalué — pas pour des raisons morales, mais pour des raisons financières.
