Ce billet a été rédigé en avril 2020, en plein confinement, alors que les marchés venaient de vivre leur pire mois depuis 1987. Nous avons voulu documenter notre lecture à chaud — non pour l'exactitude des prévisions qui suivront, mais pour la méthode d'analyse.

Ce qui s'est passé en mars 2020

Le S&P 500 a perdu 34% en 33 jours — la correction la plus rapide de son histoire. Le CAC 40 a touché ses plus bas en six ans. Les obligations d'État, supposées valeurs refuge, ont d'abord baissé elles aussi — signal d'un deleveraging massif et indiscriminé.

Ce qui a amplifié la chute : les algorithmes de trading à haute fréquence, qui vendent automatiquement quand la volatilité dépasse certains seuils. Et les médias, dont la couverture catastrophiste a amplifié la panique des investisseurs particuliers.

Ce que nous avons conseillé

Face à l'incertitude maximale de mars 2020, notre conseil à nos clients a été constant : ne pas vendre. Un portefeuille bien construit est précisément fait pour traverser ces moments. Vendre pendant une crise, c'est transformer une perte latente en perte réelle, et rater la reprise qui suit.

Les marchés ont récupéré leurs plus hauts avant la fin de l'année 2020. Ceux qui ont tenu ont tout récupéré, et plus. Ceux qui ont vendu en mars ont cristallisé leurs pertes au pire moment.

C'est la démonstration la plus récente, et la plus frappante, de ce que nous répétons à nos clients depuis des années : le temps est l'allié de l'investisseur, la panique est son ennemi.