À l'automne 2021, le marché immobilier résidentiel français présente une anomalie apparente : après 18 mois de crise sanitaire majeure, les prix n'ont pas baissé. Ils ont progressé. Dans certaines villes moyennes, la hausse dépasse 10% sur l'année.
Pour les économistes qui attendaient une correction brutale, c'est une surprise. Pour nous, praticiens de la gestion patrimoniale, c'est une invitation à regarder de plus près les mécanismes à l'œuvre.
Les raisons de la résistance
Premièrement, les taux. En 2021, les taux d'emprunt immobilier sont à des niveaux historiquement bas — autour de 1% sur 20 ans. La capacité d'achat des ménages est exceptionnellement forte malgré la hausse des prix. Ce facteur seul explique une grande partie de la résistance.
Deuxièmement, le confinement a radicalement modifié les préférences résidentielles. L'espace, le jardin, la proximité de la nature sont devenus des critères de premier rang. Les villes moyennes — Annecy, Bayonne, La Rochelle — captent une demande qui s'échappait auparavant vers les grandes métropoles.
Ce que cela signifie pour votre allocation
L'immobilier résidentiel reste, pour la plupart de nos clients, le premier poste patrimonial. Cette analyse rappelle qu'il n'est pas monolithique : la dynamique d'un studio parisien est radicalement différente de celle d'une maison en Bretagne. La localisation n'est pas un détail — c'est la variable déterminante.
