Le titre est provocateur. Il est aussi, à quelques nuances près, exact.
Philip Tetlock, professeur à l'Université de Pennsylvanie, a passé 20 ans à étudier les prévisions des experts politiques et économiques. Sa conclusion : leurs prévisions ne sont, en moyenne, pas meilleures que le hasard. Dans certains domaines, elles lui sont inférieures.
Pourquoi les experts se trompent
Premièrement, les médias ne récompensent pas la prudence. Ils récompensent la précision et la certitude. Un expert qui dit « je ne sais pas » n'est pas invité une seconde fois. Un expert qui dit « le CAC 40 atteindra 5 800 en décembre » revient chaque semaine, quelle que soit la qualité de ses prévisions passées.
Deuxièmement, les marchés sont des systèmes complexes adaptatifs. La prévision correcte d'un acteur change le comportement des autres, ce qui invalide la prévision. Les modèles économétriques sont construits sur des données passées dans des conditions jamais identiques à celles du futur.
Comment s'en protéger
Méfiez-vous de tout conseiller qui vous parle avec certitude de ce que feront les marchés l'année prochaine. La seule chose honnête à dire est : personne ne sait. Ce que l'on peut faire, c'est construire une allocation robuste dans un large éventail de scénarios — pas parier sur un seul.
Notre approche chez TRYA est précisément celle-là : nous ne prédisons pas. Nous construisons des stratégies résistantes à l'incertitude.
