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Les vrais enjeux de l'assurance vie

20 avril 2020 
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Investissez en bourse ! Oui mais...

Pour la première fois depuis 30 ans l’assurance vie décollecte plus qu’elle ne collecte. Les raisons sont connues. Règlementation anxiogène, baisse des taux et découverte qu’un actif sans risque cela n’existent pas !

La réponse des conseillers financiers n’a pas tardé. À moins d’avoir participé ces 3 dernières années au programme d’entrainement de Mars One visant à vous faire partir sans billet retour sur la planète rouge, vous n’avez pu échapper à la litanie des CGPI, assureurs, courtiers, banquiers et journaliste économiques de tout crin.

Tel un mantra répété à l’infini

La technique du marteau et du clou ça marche ! Ils vous disent, ils vous répètent que la baisse des fonds euro rends inéluctable la prise de risque sur les marchés financiers.

Ces mêmes conseillers qui ont vendu depuis 30 ans des fonds euro sans trop se soucier de l’éducation financière de leurs clients (et de la leur au passage).

La baisse de rendement de ces mêmes fonds étant sans appel, le mouvement de décollecte sur le placement préféré des Français n’a pas été compensé par l ’investissement en bourse.

Cette méconnaissance produit des effets néfastes.  Une partie des flux gonfle cette fois la bulle immobilière française déjà bien grasse. Celles et ceux qui n'ont pas connu la crise des années 90 pensent, à tort que l’immobilier locatif direct ou indirect est un actif sûr. Il suffit d’ailleurs d’écouter BFM, les notaires, les agents immobiliers (bientôt plus nombreux au mètre carré que les salons de coiffure) et le journal de 20 heures pour se persuader que c’est l’investissement par excellence pour sa retraite.

 Et pour parapher une phrase célèbre d’Edmond De Rosthchild « le jour ou Stéphane Plaza vends de l’immobilier, c’est le jour où je vends » !

Car à la différence des marchés financiers habitués depuis des années au flash Krack, les cycles de baisse ou de hausse de l’immobilier sont beaucoup plus longs.

Conséquences directes pour la majorité d'entre nous

Le choix de prédilection reste encore les livrets bancaires dont le rendement avoisine 0%, ou plus grave les placements atypiques (Forex, vins, diamants, etc.) ou la certitude dans ce cas de perdre tout ou partie de son investissement frôle les 100 %.  

C’est somme toute assez logique.

Par nos choix après la seconde guerre pour une retraite par répartition, par le poids des banques françaises et son modèle captif (la bancassurance), notre éducation financière est dramatiquement nulle.

On ne sait pas faire la différence entre une action et une obligation, pas plus que la définition d’une SICAV. Les notions du couple rendement/volatilité pour déterminer la qualité d’un actif sont rarement connues, le pire étant que les intermédiaires bancaires ne le savent pas non plus !

Et comme ces derniers ont des contraintes commerciales très éloignées d’un travail pédagogique quelconque, ils vendront ce que leur établissement leur demandera de vendre.

Il est donc temps d’aborder ce qui devrait être notre travail quotidien de conseiller avant même de formuler une alternative.

L’éducation financière de nos clients

Les newsletters et animations organisées par nos soins participent à cette nécessité d’une meilleure information. Car dans le même temps de très belles sociétés de gestion françaises (Carmignac, Dnca, Rouvier,  Sycomore, H2O pour ne citer qu’elles) font le bonheur de l’épargne des investisseurs Anglo-saxons, Européens à l’exception notable de nos compatriotes.

Connus de tous, sauf de nous, il est impératif pour notre épargne d’élargir nos horizons d’investissements et de sortir d’une alternative fonds euro ou immobilier qui risque bien de devenir le poison de notre économie si rien ne change.

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